Perspectives professionnelles - Baccalauréat en génie microélectronique

L'UQAM est la seule université au Canada à offrir ce programme de génie. La microélectronique s'intéresse à la conception, à la fabrication et à la programmation de circuits intégrés, communément appelés puces ou composants microélectroniques. Elle concerne également les systèmes microélectroniques qui intègrent plusieurs de ces composants, tels les systèmes embarqués. Bien que parfois associée au domaine des télécommunications, la microélectronique est partout : dans les baladeurs MP3, caméras vidéo, écrans haute définition, systèmes GPS, robots intelligents, téléphones cellulaires, caméras numériques, consoles de jeux, implants médicaux, etc.

« L’industrie pharmaceutique, l’industrie pétrochimique et les imprimeries utilisent de l’équipement électronique. Le secteur de l’environnement aussi se sert de plus en plus de systèmes électroniques de contrôle et de mesure. »
(Source : Magazine Jobboom, Été 2003)

Nos diplômés en génie microélectronique seront les architectes des composants et systèmes microélectroniques qui utiliseront les futures nanotechnologies avec des puces intégrant plusieurs milliards de transistors.

Le cheminement coopératif conduit l'étudiant à réaliser trois stages rémunérés de 4 mois qui s'effectuent en alternance avec la formation. La rémunération est établie selon les barèmes en vigueur dans les entreprises. Le site Internet du programme (www.micro.uqam.ca) indique qu'en 2008, la rémunération moyenne hebdomadaire pour le stage 1 en entreprise était de 562 $ alors qu'elle se situait autour de 572 $ et 631 $ pour les stages 2 et 3 respectivement. En plus d'une source de revenus intéressante pour les étudiants, le programme coopératif permet d'acquérir de l'expérience dans le domaine d'études et offre la possibilité d'obtenir un emploi. Les stages permettent aussi de développer un réseau significatif de contacts et de faciliter la recherche d'emploi à la fin des études.

De plus, l'étudiant termine son cheminement par la réalisation d'un projet d'envergure qui peut mener à des compétitions d'ingénierie aux niveaux national et international. C'est donc dire que la formation est presque entièrement axée sur la pratique (plus de la moitié des cours offerts).

Perspectives professionnelles

Le marché de la microélectronique est international et les diplômés en génie microélectronique sont en demande, aussi bien au Québec qu'ailleurs au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Emploi-Avenir Québec prévoit d'ailleurs une augmentation du nombre d'ingénieurs dans ce domaine au cours des prochaines années. « Cette augmentation résulte en bonne partie du développement technologique dans les produits informatiques et électroniques. »

La tendance actuelle du marché de l'emploi démontre que la production de masse s'effectue de plus en plus en Asie. En revanche, la conception et l'innovation technologique pour des nouveaux produits et services tendent à se raffiner de ce côté de la planète, ce qui est très prometteur pour les ingénieurs en microélectronique.La microélectronique est un acteur important de l'économie : les ventes mondiales de semi-conducteurs ont atteint le nombre record de 253 milliards de dollars US en 2007. 
(Source : Semiconductor Industry Association)

Accréditation professionnelle

Le baccalauréat en génie microélectronique conduit à un grade de bachelier en ingénierie (B. Ing.). Ce programme est accrédité par le Bureau canadien d'accréditation des programmes en ingénierie (BCAPI) et les diplômés peuvent être admis à l'Ordre des ingénieurs du Québec, et donc porter le titre réservé d'ingénieur (et son abréviation ing.).

Emplois et secteurs d'activités

  • Ingénieur
  • Concepteur de circuits (intégrés, programmables, imprimés)
  • Concepteur de logiciels (systèmes temps réel et embarqués)
  • Concepteur de systèmes microélectroniques (matériel et logiciel)
  • Consultant (pour des services publics et privés, des bureaux d'études ou des entreprises)
  • Gestionnaire de projets
  • Spécialiste d'intégration et de vérification de composants et systèmes microélectroniques
  • Support et représentant technique

Le génie microélectronique est le fer de lance des hautes technologies et est utilisé dans plusieurs secteurs de l'économie. Les diplômés peuvent œuvrer dans des secteurs d'emplois variés : aéronautique, aérospatial, automobile, biomédical, gouvernement, industriel, informatique, instrumentation, multimédia, robotique, télécommunications.

Salaires et statistiques de quelques-unes des professions accessibles aux diplômés

ProfessionEmplois estimés 1Revenu annuel 2Perspectives
Directeur des services de génie 3 000 88 000 $ Favorables
Ingénieur électricien et électronicien 8 000 80 000 $ Favorables
(Source : Le marché du travail au Québec - Perspectives professionnelles 2008-2013, pp. 10 et 16)

1. Pour l’année 2008
2. Revenu annuel moyen d’emploi à temps plein en 2005

Au 1er février 2008, le salaire moyen d’un ingénieur ayant 16 ans d’expérience était de 83 200 $ et la rémunération directe moyenne était de 90 000 $, selon une enquête réalisée par le Réseau des ingénieurs du Québec auprès de 10 002 ingénieurs. 
(Source : Enquête sur la rémunération directe des ingénieurs salariés du Québec Rapport 2008)

Saviez-vous que :

  • Pour remplacer les personnes nouvellement retraitées et soutenir la croissance prévue de l’emploi, plus de 1,3 million de personnes devront faire leur entrée sur le marché du travail entre 2008 et 2017. C’est donc dire qu’il faudra remplacer, en dix ans, plus du quart (26 %) de la main-d’œuvre actuellement en emploi; 
    (Le marché du travail au Québec - Perspectives à long terme 2008-2017, p.24)
  • Selon l’Analyse des déterminants de la demande de main-d’œuvre en technologies de l’information et des communications réalisée par Techno Compétence en août 2007, il est estimé qu’environ 11 898 nouveaux postes seront créés dans les quatre prochaines années pour les professionnels avec des compétences en TIC œuvrant au sein des entreprises de ce secteur. Presque la moitié des emplois demandés seront dans la « conception de systèmes informatiques et services connexes », 22 % dans le domaine de la « fabrication de produits informatiques et électroniques » et 18 % dans les « télécommunications »;
  • Les groupes les plus scolarisés ont bénéficié de la plus forte croissance de l’emploi au cours des vingt dernières années. Le taux de chômage des personnes ayant moins de neuf ans de scolarité s’élevait, en 2007, à 16,1 %, alors qu’il était de seulement 3,6 % chez les titulaires d’un diplôme universitaire;
    (Les chiffres clés, p. 18)
  • Les diplômés universitaires jouissent normalement d'une plus grande mobilité professionnelle, d'un meilleur salaire et d'une plus grande stabilité d'emploi, et sont appelés à avoir plus de responsabilités, plus de pouvoir de décision et d'autonomie;
  • L’UQAM œuvre dans le domaine de la microélectronique depuis près de 20 ans. Une dizaine de professeurs en microélectronique sont impliqués dans le programme, tant du côté de la recherche que de l’enseignement.

Sources et liens utiles

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