Perspectives professionnelles - Baccalauréat en musique | Étudier à l'UQAM

Perspectives professionnelles - Baccalauréat en musique

Le baccalauréat en musique offre les deux concentrations suivantes : enseignement et pratique artistique. Le profil enseignement, qui compte 120 crédits, mène à l'obtention du brevet d'enseignement (au primaire et au secondaire) du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec. Le profil pratique artistique (classique ou populaire) compte 90 crédits. Les étudiants de cette concentration pourront choisir, outre le cheminement régulier, un profil particulier. Le profil Excellence (Honor) offre la possibilité aux étudiants méritants d’inclure à leur cheminement trois crédits d’activités de deuxième cycle, facilitant ainsi leur passage aux cycles supérieurs. L’UQAM offre une formation en musique populaire, se distinguant ainsi des formations en jazz données dans les autres établissements. Entièrement repensé en 2008, le programme propose une vision contemporaine de la musique.

Ainsi qu'on peut le lire dans le rapport de la Commission des universités sur les programmes, «au cours des dernières années, le nombre de musiciens a augmenté de façon notable. L'augmentation des dépenses de consommation, la popularité croissante des cours de musique et de chant et la diversification des modes de diffusion expliquent cette augmentation. Cette tendance à la hausse devrait se maintenir au cours des prochaines années.»

L'industrie culturelle devrait connaître une croissance soutenue au cours des prochaines années. Les nombreux festivals qui ont lieu au Québec ainsi que l'intérêt grandissant pour les groupes d'ici (Les Cowboys Fringants, Loco Locass, Mes Aïeux, Kaïn, Les Trois Accords, etc.) offrent davantage de débouchés aux musiciens.

Selon Emploi-Avenir Québec, «un certain nombre de débouchés seront accessibles aux titulaires de diplômes collégiaux et surtout universitaires en musique. Par exemple, le diplôme universitaire en musique est habituellement essentiel pour accéder à des postes de musiciens professionnels [...] et souvent exigé pour les postes d'enseignants dans les écoles de musique. [...] Cette profession attire énormément de candidats. Il s'agit en effet d'une profession qui donne une image positive, tout en laissant la place à une créativité gratifiante. La concurrence est toutefois féroce. » Une forte proportion des emplois dans ce domaine (entre le tiers et la moitié) sont dans l'enseignement.

«Sauf pour les exigences scolaires, l'accès à cette profession dépend essentiellement des compétences individuelles des candidats, [...] dont les plus importantes sont sans conteste la créativité, le talent, la persévérance et l'originalité. Il est également essentiel de posséder une bonne culture générale. Les professeurs de musique et de chant doivent en plus démontrer des aptitudes et de l’intérêt à transmettre des connaissances, et avoir de grandes capacités à communiquer. Les aptitudes à négocier et à promouvoir ses réalisations font augmenter les chances de succès.»

Notons que l’embauche au sein d’un orchestre professionnel est fondée essentiellement sur l’audition anonyme (derrière un rideau). En ce qui concerne les grands orchestres (Berlin, New York, Chicago, etc.), c’est l’expérience professionnelle qui compte d’abord et avant tout.

En 2001, environ 37 % des musiciens travaillaient surtout dans le secteur de l'enseignement (excluant les postes de professeurs de musique et de chant dans les commissions scolaires, les cégeps, les collèges et les universités). La même année, «56 % des musiciens étaient travailleurs autonomes.» 
(Source : Emploi-Avenir Québec)

Au Québec en 2005, 48 % des diplômés du baccalauréat en musique travaillaient à temps plein dont 56 % en lien avec leur formation.

Du côté de l'enseignement, les enquêtes Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec ont fait état au cours des dernières années d'un très bon taux de placement des diplômés des baccalauréats spécialisés en enseignement au préscolaire/primaire et en enseignement secondaire. Selon ces enquêtes, plus de 90 % des diplômés de 2005 dans ces baccalauréats occupaient un emploi, en moyenne quatre semaines seulement après l'obtention de leur diplôme. « Avec la multiplication des options de concentrations offertes dans les écoles et la popularité de la musique auprès des jeunes, les musiciens éducateurs peuvent espérer trouver du travail autant au primaire, au secondaire que dans les écoles privées ou même, à leur compte. » (Source : Palmarès des carrières 2008).

Le directeur du Département de musique de l’UQAM, Guy Vanasse, ajoute que la demande dans les écoles restera élevée avec les nombreux départs à la retraite. Les diplômés en enseignement de la musique se placent bien. En acquérant une expérience pertinente, les diplômés peuvent même espérer enseigner au niveau collégial.

Majeure en musique

Combinée à une mineure ou un certificat dans un domaine d’études approprié, la majeure en musique mène à des emplois similaires à ceux offerts aux bacheliers en musique. L’étudiant-e a ainsi la possibilité de se faire une formation « sur mesure » en fonction du milieu professionnel qu’il veut joindre. Par exemple, les musiciens-iennes pourraient compléter leur formation musicale par des cours dans le domaine de l’administration des arts, des communications, des nouvelles technologies multimédia, de la littérature etc…

Emplois et secteurs d'activités

Les diplômés en musique exercent différents métiers. Nous en donnons ici un bref aperçu : (Source : Commission des universités sur les programmes)

  • Solistes et interprètes. Il y a autant de possibilités d'emploi que d'organismes, de lieux ou d'événements associés à la diffusion de la musique: orchestres, ensembles, chorales; studios d'enregistrement; églises, lieux publics divers; festivals, spectacles de théâtre, de danse et d'opéra, concerts, émissions de variétés; événements privés.
  • Enseignant (ou musicien éducateur). Les écoles primaires et secondaires offrent des débouchés, tout comme les écoles de musique privées, les camps musicaux et les centres de loisirs socioculturels, entre autres. Les leçons privées à domicile offrent des perspectives illimitées.
  • Direction d'ensembles musicaux. Un grand nombre de chorales, d'harmonies et d'ensembles musicaux divers représentent autant de débouchés pour les diplômés intéressés à la direction.
  • Édition de partition, composition et arrangement musical. À Montréal, entre autres, des entreprises spécialisées dans l'édition de partitions engagent des musiciens copistes.
  • Communication. Ce secteur regroupe les relationnistes, les rédacteurs de notes de programme, les gérants de salles de concert, les agents d'artistes, les adjoints artistiques, les critiques musicaux, les réalisateurs, les recherchistes et les animateurs de radio.
  • Administration. Les organismes et les ensembles musicaux requièrent les services d'administrateurs au fait des particularités du milieu musical. Ce sont, par exemple, la Guilde des musiciens, la SOCAN, le Conseil des arts du Canada, le Conseil québécois de la musique, le Centre de musique canadienne, les Jeunesses musicales du Canada, la Société de musique contemporaine, l'OSM. L'organisation de festivals et de concours est l'une des responsabilités qui peut aussi incomber aux musiciens diplômés.
  • Enregistrement et diffusion de la musique et soutien technique. On fait de plus en plus appel à des musiciens comme consultants acoustiques (chez Québecson, Audiorama, etc.), directeurs techniques du son, producteurs de disques ou d'émissions radiophoniques et télévisuelles.
  • Manipulation et entretien des instruments. Les entreprises manufacturières (comme Yamaha et Casavant) et celles qui réparent les instruments font souvent appel à des musiciens de formation pour manipuler les instruments haut de gamme.

Les débouchés sont donc nombreux et variés. En fait, le marché de l'emploi en musique est sans limite pour les musiciens diplômés innovateurs et polyvalents. Les postes permanents s'y font néanmoins rares. Les contrats à la pige sont souvent la principale source de revenus, notamment pour les interprètes.

Salaires et statistiques de quelques-unes des professions accessibles aux diplômés

ProfessionEmploi estimé 1Revenu annuel 2Perspectives
Chef d'orchestre, compositeur et arrangeur 500 36 000 $ Non publié
Enseignant aux niveaux primaire et préscolaire 51 000 48 000 $ Favorables
Enseignant au niveau secondaire 43 000 50 000 $ Favorables
Enseignant au niveau collégial (inclut les 
écoles de formation professionnelle)
32 000 55 000 $ Favorables
Musicien et chanteur 7 000 22 000 $ Non publié

(Source : Le marché du travail au Québec - Perspectives professionnelles 2008-2013, pp. 23 et 25)

1. Emploi estimé en 2008
2. Revenu annuel moyen d’emploi à temps plein en 2005

ProfessionSalaire minimum*Salaire maximum*
Directeur musical 16 500 $ - 19 999 $ 75 000 $ - 84 999 $
Orchestrateur 16 500 $ - 19 999 $ 75 000 $ - 84 999 $
(Source : Repères)
* Calculé sur le salaire moyen annuel en 2003

Saviez-vous que :

  • Pour remplacer les personnes nouvellement retraitées et soutenir la croissance prévue de l’emploi, plus de 1,3 million de personnes devront faire leur entrée sur le marché du travail entre 2008 et 2017. C’est donc dire qu’il faudra remplacer, en dix ans, plus du quart (26 %) de la main-d’œuvre actuellement en emploi; 
    Le marché du travail au Québec – Perspectives à long terme 2008-2017, p.24)
  • Les groupes les plus scolarisés ont bénéficié de la plus forte croissance de l’emploi au cours des vingt dernières années. Le taux de chômage des personnes ayant moins de neuf ans de scolarité s’élevait, en 2007, à 16,1 %, alors qu’il était de seulement 3,6 % chez les titulaires d’un diplôme universitaire;
    (Les chiffres clés, p. 18)
  • Les diplômés universitaires jouissent normalement d'une plus grande mobilité professionnelle, d'un meilleur salaire et d'une plus grande stabilité d'emploi, et sont appelés à avoir plus de responsabilités, plus de pouvoir de décision et d'autonomie;
  • Les étudiants du baccalauréat en musique de l'UQAM ont accès à des équipements professionnels sophistiqués, à des locaux insonorisés ainsi qu'à une grande variété d'installations : salle anéchoïque (sans écho), salle de percussions classiques, salle de percussions latines, salle de percussions, studio MIDI, salle Orff, salle de concert, salles de répétition, un studio d’enregistrement parmi les meilleurs à Montréal et la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, réputée pour son acoustique exceptionnelle;
  • De nombreux diplômés du baccalauréat en musique de l’UQAM font carrière dans l’industrie du disque et du spectacle dont Catherine Major (lauréate du Festival de la chanson de Petite-Vallée), Jean-François Déry (membre du spectacle Cavalia) et plusieurs autres;
  • Des étudiants et des diplômés en danse, en théâtre et en musique ont formé le Réseau socioprofessionnel en arts de la scène afin de favoriser leur insertion sur le marché du travail. Ce regroupement représente une occasion de créer et de consolider son réseau de contacts avec des professionnels du milieu, par le biais de plusieurs activités d’exploration reliées au domaine d’études (conférences, soirées de réseautage).

Sources et liens utiles

Retour en haut de page